Maia Atlantis: Ancient World Blogs

0 sec ago Deir al-Medina << Laboratoire Orient et Méditerranée

- Travaux d'édition des tombes et du matériel archéologique poursuivis par différents membres de l'équipe Mondes pharaoniques du laboratoire

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0 sec ago Dipinti amphoriques << Laboratoire Orient et Méditerranée

Parmi les matériels écrits livrés par les fouilles, il en est un qui a souffert d'une longue indifférence : les notations apposées sur les amphores, communément appelées tituli picti ou dipinti.
Contrairement aux tituli picti latins du Haut-Empire étudiés dès le XIXe s., ceux des amphores de la Méditerranée orientale, écrits en grec, ont été délaissés par les céramologues, qui ne peuvent pas les lire, et par les épigraphistes ou papyrologues, rebutés par les difficultés de lecture qu'ils posent et par leur caractère a priori rébarbatif.

Deux membres de l'UMR 8167 ont associé leurs compétences diverses pour étudier cette documentation : Jean-Luc Fournet, papyrologue déjà en charge de plusieurs dossiers de dipinti trouvés en Égypte (Alexandrie, Kellia, Baouît), et Dominique Pieri, céramologue, spécialiste des amphores d'époque byzantine.

L'étude du matériel d'Antinooupolis, en cours de réalisation dans le cadre de la mission archéologique de l'Istituto « G. Vitelli » (Florence), a permis de faire avancer la question en proposant un premier déchiffrement de ces inscriptions et une interprétation globale de cette documentation (J.-L. Fournet et D. Pieri, « Les dipinti amphoriques d'Antinoopolis », in R. Pintaudi, [éd.], Antinoupolis I, Istituto Papirologico « G. Vitelli », Scavi e materiali 1, Florence 2008, p. 175–216, en attendant la publication du volume consacré à cette documentation).
Il s'avère que ces dipinti, une fois déchiffrés, sont d'un grand intérêt non seulement pour la compréhension de l'organisation du commerce du vin, de l'huile et du garum, mais aussi pour l'histoire de l'écriture dans l'Orient protobyzantin (puisque provenant de régions qui n'ont guère laissé de documentation écrite à l'encre).

Une base de données informatique des dipinti protobyzantins a été mise au point ayant vocation à accueillir tout le matériel non seulement inédit, mais aussi édité, qui nécessite presque toujours une révision. L'analyse des inscriptions, associée aux données céramologiques obtenues à partir de l'étude des amphores (typologie, estimation des capacités, origine des productions et chronologie), devrait permettre de mieux comprendre les modes de commercialisation et de production.

Des missions sur le terrain ou dans les musées sont régulièrement réalisées pour accroître le corpus de ces documents et affiner leur lecture et la compréhension des données qu'ils livrent. Outre Antinooupolis, J.-L. Fournet et D. Pieri ont étudié le matériel du Musée Égyptien du Caire et du British Museum tandis que J.-L. Fournet a examiné celui du musée de la civilisation byzantine de Thessalonique et continue chaque année à étudier le matériel des Kellia (fouilles IFAO) déposé au Musée Copte et à l'IFAO.

0 sec ago Doukki Gel (Kerma) << Laboratoire Orient et Méditerranée

- Les fouilles archéologiques du complexe religieux de Doukki Gel sont menées sous la direction de Matthieu Honegger ; directeur honoraire et co-responsable du projet : Charles Bonnet

Les travaux d'épigraphie à Doukki Gel (Kerma) sont assurés par Dominique Valbelle

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0 sec ago Édition diplomatique des archives monastiques du Mont Athos << Laboratoire Orient et Méditerranée

Monastère de Lavra, Mont-Athos

Les documents conservés dans les monastères du Mont Athos constituent le seul ensemble cohérent de documents d'archives relatif à la partie centrale de l'Empire byzantin.
Pour les Xe-XVe siècles, ils constituent l'une des sources les plus importantes dans des domaines variés : l'histoire de l'Athos bien sûr, qui devint à cette époque le principal centre monastique de l'Empire, mais aussi celle des institutions, de la fiscalité et de l'histoire agraire de Byzance.
Leur apport aux études prosopographiques et toponymiques comme à l'histoire de l'occupation du sol est fondamental.



Acte patriarcal, Actes de Vatopédi II, n° 136, janvier 1370
La publication des documents byzantins est l'une des principales tâches de la composante du Monde byzantin. Elle est fondée sur les photos prises par certains membres de l'équipe lors de visites régulières sur place, depuis les années 1960.

La collection “Archives de l'Athos”, longtemps dirigée par par Paul Lemerle, a une renommée internationale. Placée sous le double patronage de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et de l'Académie d'Athènes, publiée par les Éditions P. Lethielleux (Desclée de Brouwer) avec le concours financier du CNRS, elle est actuellement dirigée par J. Lefort.

Chacun des tomes comprend une Introduction sur l'histoire du monastère ; puis, pour chaque document, une description, une analyse, les notes nécessaires à l'intelligence du texte et l'édition ; enfin un index très complet. Ces volumes sont accompagnés d'albums de planches, dans lesquels tous les documents médiévaux sont reproduits.

Liste des volumes parus ici

L'équipe est composée des chercheurs suivants, membres ou membres associés de l'UMR 8167 : Jacques Lefort (directeur d'études émérite à l'École pratique des hautes études, IVe section), Christophe Giros (Maître de conférences à l'Université Lumière Lyon 2), Olivier Delouis (Chargé de recherche au CNRS, UMR 8167), Raul Estangui (Docteur en histoire byzantine, Université Panthéon-Sorbonne), Vassiliki Kravari (Ingénieur de recherche, CNRS, UMR 8167, retraitée), Kostis Smyrlis (Associate Prof., New York University), Mirjana Živojinović (Professeur, Académie des Sciences de Belgrade)

0 sec ago France : Mirebeau-sur-Bèze << Laboratoire Orient et Méditerranée

Coordonnées : 47° 23' 22.08" N - 5° 20' 25.76" E

Responsable de la mission : Martine Joly

contact

Mission de terrain, de 2001 à 2007 et depuis 2008, mission documentaire pour la préparation de la publication des résultats des recherches.
Recherches sur un important lieu de culte et son évolution sur une longue durée, depuis la période protohistorique (IVème siècle avant J.-C.) jusqu'au Haut-Empire (IIème siècle ap. J.-C.).

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0 sec ago Karnak : Missions épigraphiques et documentaires << Laboratoire Orient et Méditerranée

- L'Akhménou
Julie Masquelier-Looriusest chargée des relevés et de l'étude de deux secteurs de ce monument.

- La salle hypostyle
Emmanuel Laroze participe au programme de relevés des colonnes de la salle hypostyle.

- Les cultes osiriens au premier millénaire :
Programme de documentation des chapelles osiriennes,
et du Temple d'Opet
Participent à ces travaux : Emmanuel Laroze, François Leclère, Catherine Defernez.

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0 sec ago Un corpus médical problématique : les traités attribués à Théophile Protospathaire et la relecture chrétienne des enseignements hippocratiques et galéniques. << Laboratoire Orient et Méditerranée

Sous le nom d'un Théophile médecin, dit Protospathaire dans une partie importante de la tradition, les manuscrits nous ont conservé une petite dizaine de traités médicaux, souvent en plusieurs livres, qui couvrent divers domaines de la science médicale : anatomo-physiologie (De corporis humani fabrica), sémiologie (De alvi excrementis, De febrium differentia, De pulsibus, De urinis), thérapeutique (Therapeutica, quam ipse ex variis libris valetudinariis collegit, ouvrage encore inédit), gynécologie (Syntomos paradosis), ou encore exégèse des textes hippocratiques (Scholia in Hippocratis Aphorismos).

Une partie de ce corpus a connu une large diffusion et joué un rôle non négligeable dans l'enseignement médical en Occident – plusieurs de ces traités traduits en latin étant entrés dans le recueil de l'Articella, qui regroupait les textes médicaux considérés comme essentiels à la formation du futur médecin et fut, de ce fait, utilisé dans toutes les universités médiévales.

Cependant il reste plusieurs difficultés sur lesquelles ce colloque se propose de revenir. Ainsi, des rapports très étroits apparaissent nettement à l'intérieur d'une partie des traités, en particulier en considération de la réécriture chrétienne que l'auteur opère dans la reprise des enseignements hippocratiques et galéniques : c'est le cas des traités De corporis humani fabrica, De urinis, De pulsibus et Syntomos paradosis. L'étude ponctuelle de la tradition manuscrite relative à ces traités a montré différents degrés de réécriture, en fonction des aires de production des témoins manuscrits et des finalités de leur production (enseignement ou exercice littéraire). De l'autre côté, pour les autres traités qui ne présentent pas de traces de réécriture chrétienne se pose la question de l'unité d'auteur et de sa datation, toujours discutée entre VIIe et IXe s., aussi bien à partir d'éléments internes aux textes et à leur transmission (variation dans les manuscrits sur le nom de l'auteur ou ses titres) que des rapports de certains traités attribués à Théophile avec la production d'autres auteurs plus ou moins contemporains (un cas emblématique étant offert par les Scholies aux Aphorismes d'Hippocrate et les rapports avec la production du même genre de Stéphane).

Notre colloque se propose de réunir une vingtaine d'intervenants, français, allemands et italiens, philologues, historiens, codicologues, tous spécialistes des traités de Théophile ou des productions médicales strictement liées à ce médecin. Cette rencontre scientifique nous donnera l'occasion de débattre autour de ce corpus et des interrogations qu'il suscite, notamment au sujet des sources, techniques et finalités de la réécriture chrétienne dans le cadre du milieu intellectuel et social de Théophile et des lecteurs/utilisateurs de son œuvre. Nous espérons éclairer également la question de l'unité d'auteur, de la datation des divers traités, du lexique et de la réception de ce corpus.

Le programme provisoire est consultable ici.

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0 sec ago Manuscrits grecs << Laboratoire Orient et Méditerranée

Manuscrits grecs médiévaux et éditions annotées des érudits de la Renaissance

La découverte la plus marquante accomplie dans le domaine des manuscrits grecs a été celle du manuscrit Vlatadon 14 de Thessalonique, un important manuscrit de Galien du XVe siècle (re)découvert par Antoine Pietrobelli et jusque-là resté inconnu de tous les éditeurs du médecin de Pergame. Le Vlatadon 14 nous a en particulier conservé plusieurs inédits : l'intégralité du De propriis placitis connu par une traduction arabo-latine mais qui ne nous était jusqu'à présent parvenu en grec que sous forme fragmentaire (voir article de V. Boudon-Millot et A. Pietrobelli dans la Revue des Etudes Grecques, 118, 2005, p. 168-213) ; le texte complet du De ordine librorum suorum et du De libris propriis dont deux importants passages lacunaires en grec dans le manuscrit de Milan (considéré jusqu'alors comme témoin unique) ont récemment pu être restitués sur la foi du Vlatadon (voir l'édition de V. Boudon-Millot dans la CUF, Paris, 2007) ; et surtout le De indolentia considéré comme entièrement perdu à la fois en grec et en arabe et lui aussi miraculeusement conservé dans le Vlatadon (voir V. Boudon-Millot, in La science médicale antique : nouveaux regards, Etudes réunies par V. Boudon-Millot, A. Guardasole et C. Magdelaine en l'honneur de J. Jouanna, Paris, Beauchesne, 2007, p. 72-123 Cette découverte a récemment été saluée comme « une des plus importantes découvertes philologiques de ce début du XXIe siècle, en tout cas la plus importante en ce qui concerne Galien » par J.-B. Gourinat, in Philosophie Antique 8, 2008, p. 142 et a donné lieu à de nombreuses recensions de la part de spécialistes français et étrangers.

En ce qui concerne les travaux menés sur les éditions imprimées, nous avons depuis 2006, en intégration des recherches élaborées sur les manuscrits médiévaux, étendu notre enquête au grand travail philologique qui fit suite aux premières éditions Aldines de Galien (1525) et d'Hippocrate (1526). De fait, il est bien établi que les éditions princeps des œuvres complètes de Galien et d'Hippocrate furent toutes deux préparées par une même équipe entre 1524 et 1526. Sous la direction générale du médecin de Pavie Giovanni Battista Opizzoni, des jeunes érudits venus du nord de l'Europe contribuèrent à cette tâche monumentale d'éditer pour la première fois le Galien et l'Hippocrate grec : il s'agit de l'Allemand Georg Agricola, et des Anglais, John Clement, Edward Wotton, John Caius, William Rose et Thomas Lupset. La trace la plus importante concernant le travail de préparation de l'édition princeps de Galien est un exemplaire de l'édition de Bâle des œuvres de ce médecin (1538), conservé à Eton College, Windsor, autrefois propriété du médecin et érudit John Caius (1510-1573). Cette édition de Galien conservée à Eton présente de très riches annotations réalisées par John Caius à partir entre autres des manuscrits utilisés dans le travail d'édition de 1525. Les annotations proviennent de plusieurs manuscrits perdus. Les données importantes obtenues grâce à la collation des notes en marge de certains traités (Sur la composition des médicaments selon les lieux, Commentaire au Régime des maladies aiguës d'Hippocrate, Sur les facultés des simples, Sur les facultés des aliments), nous ont poussés à étendre l'analyse à d'autres notes, tracées en marges d'une édition Aldine de Galien, conservée à la Bibliothèque Universitaire de Leyde (Pays-Bas) et ayant appartenu à l'érudit anglais John Clement, ainsi qu'aux manuscrits et aux documents ayant autrefois appartenu aux éditeurs aldins et aujourd'hui conservés à la BNF et dans plusieurs bibliothèques anglaises. Le but de cette enquête est d'un côté de repérer les leçons de manuscrits grecs aujourd'hui perdus et de l'autre côté d'éclairer la méthode philologique de ces érudits de la Renaissance.

0 sec ago Un corpus médical problématique : les traités attribués à Théophile Protospathaire et la relecture chrétienne des enseignements hippocratiques et galéniques. << Laboratoire Orient et Méditerranée

Sous le nom d'un Théophile médecin, dit Protospathaire dans une partie importante de la tradition, les manuscrits nous ont conservé une petite dizaine de traités médicaux, souvent en plusieurs livres, qui couvrent divers domaines de la science médicale : anatomo-physiologie (De corporis humani fabrica), sémiologie (De alvi excrementis, De febrium differentia, De pulsibus, De urinis), thérapeutique (Therapeutica, quam ipse ex variis libris valetudinariis collegit, ouvrage encore inédit), gynécologie (Syntomos paradosis), ou encore exégèse des textes hippocratiques (Scholia in Hippocratis Aphorismos).

Une partie de ce corpus a connu une large diffusion et joué un rôle non négligeable dans l'enseignement médical en Occident – plusieurs de ces traités traduits en latin étant entrés dans le recueil de l'Articella, qui regroupait les textes médicaux considérés comme essentiels à la formation du futur médecin et fut, de ce fait, utilisé dans toutes les universités médiévales.

Cependant il reste plusieurs difficultés sur lesquelles ce colloque se propose de revenir. Ainsi, des rapports très étroits apparaissent nettement à l'intérieur d'une partie des traités, en particulier en considération de la réécriture chrétienne que l'auteur opère dans la reprise des enseignements hippocratiques et galéniques : c'est le cas des traités De corporis humani fabrica, De urinis, De pulsibus et Syntomos paradosis. L'étude ponctuelle de la tradition manuscrite relative à ces traités a montré différents degrés de réécriture, en fonction des aires de production des témoins manuscrits et des finalités de leur production (enseignement ou exercice littéraire). De l'autre côté, pour les autres traités qui ne présentent pas de traces de réécriture chrétienne se pose la question de l'unité d'auteur et de sa datation, toujours discutée entre VIIe et IXe s., aussi bien à partir d'éléments internes aux textes et à leur transmission (variation dans les manuscrits sur le nom de l'auteur ou ses titres) que des rapports de certains traités attribués à Théophile avec la production d'autres auteurs plus ou moins contemporains (un cas emblématique étant offert par les Scholies aux Aphorismes d'Hippocrate et les rapports avec la production du même genre de Stéphane).

Notre colloque se propose de réunir une vingtaine d'intervenants, français, allemands et italiens, philologues, historiens, codicologues, tous spécialistes des traités de Théophile ou des productions médicales strictement liées à ce médecin. Cette rencontre scientifique nous donnera l'occasion de débattre autour de ce corpus et des interrogations qu'il suscite, notamment au sujet des sources, techniques et finalités de la réécriture chrétienne dans le cadre du milieu intellectuel et social de Théophile et des lecteurs/utilisateurs de son œuvre. Nous espérons éclairer également la question de l'unité d'auteur, de la datation des divers traités, du lexique et de la réception de ce corpus.

Le programme provisoire est consultable ici.

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3 hours 47 min ago Ásatási hírek << Végh Zsuzsanna and Simon Zsolt (Agyagtábla, papirusz)
A III. Thotmesz templomának feltárásán dolgozó spanyol misszió a templom alatt két középbirodalmi sírt talált. Az egyikben ráadásul egy épen megmaradt koporsó is volt, benne épen megmaradt múmiával, akin ráadásul még ezüst és arany ékszerek is voltak. 
Angol nyelvű híradás itt, spanyol nyelvű (képekkel és videókkal) itt és itt.
4 hours 11 min ago Collins, Scriptures and Sectarianism << Jim Davila (Paleojudaica.com) NEW BOOK FROM MOHR SIEBECK:
John J. Collins
Scriptures and Sectarianism

Essays on the Dead Sea Scrolls


The Dead Sea Scrolls include many texts that were produced by a sectarian movement (and also many that were not). The movement had its origin in disputes about the interpretation of the Scriptures, especially the Torah, not in disputes about the priesthood as had earlier been assumed. The definitive break with the rest of Judean society should be dated to the first century BCE rather than to the second. While the Scrolls include few texts that are explicitly historical, they remain a valuable resource for historical reconstruction. John J. Collins illustrates how the worldview of the sect involved a heightened sense of involvement in the heavenly, angelic world, and the hope for an afterlife in communion with the angels. While the ideology of the sect known from the Scrolls is very different from that of early Christianity, the two movements drew on common traditions, especially those found in the Hebrew Scriptures.
Follow the link for TOC and ordering information.
4 hours 12 min ago Bon Appetit Wednesday! Why Do We Eat Turkey on Thanksgiving? << Antiquity Now Why don’t we eat hot dogs on Thanksgiving? Or a seafood feast? Whether it’s roasted, smoked or fried, with cranberry sauce or smothered in gravy, turkey is synonymous with Thanksgiving in the United States and has even infiltrated various other … Continue reading
4 hours 43 min ago Konferencia-felhívás fiatal kutatóknak << Végh Zsuzsanna and Simon Zsolt (Agyagtábla, papirusz)
“Disasters & Catastrophes: Navigating Periods of Crisis and Transition in Anatolia, the Mediterranean and the Near East”

Koç University Archaeology & History of Art Graduate Research Symposium

Koç University’s department of Archaeology and History of Art (ARHA) is pleased to announce “Disasters & Catastrophes: Navigating Periods of Crisis and Transition in Anatolia, the Mediterranean and Near East,” its third annual Graduate Student Research Symposium, on April 25, 2015 in Istanbul, Turkey.

As archaeologists, historians, and cultural heritage scholars, we look to historical moments of catastrophe as signifiers of radical change, with periods of transition marking the complicated and intersecting evolution of cultural, political, religious and environmental influence over time.  Such events shape current topographies, mould collective memories and in some cases inform regional and national identities. In these pivotal periods of instability, exigency, and crisis followed by aftermath and recovery, we can learn much about the dynamics of societies and the range of historical factors underpinning them.

This symposium seeks to encourage a diverse range of perspectives and disciplines concerned with a span of subjects, areas and periods of research as they relate to the topic of disaster and crisis, both natural and human-instigated. 

Students of archaeology, art history, history, cultural heritage, and museum studies may present research related to Anatolia and its neighboring regions, including the Mediterranean, Aegean, the Levant and the Ancient Near East, from the earliest prehistory through Bronze and Iron Ages, Classical, Byzantine, Ottoman periods and into the contemporary. 

Subjects could include (but are not limited to): climate change, civilization collapse, war, drought/famine, natural disasters like earthquakes & volcano eruptions, fire, urban crises or transformations, political upheaval, civil unrest, disaster preparedness in heritage, etc., as well as periods of transition and recovery. 

All graduate students are encouraged to apply, including:
Masters students
PhD students at any stage
Post-docs

Applicants should submit a 250-word abstract by January 23rd, 2015 to arhasymposium@gmail.com

For other questions contact arhasymposium@gmail.com or visit http://www.facebook.com/ARHAsymposium.


“Felaketler ve Yıkımlar: Anadolu, Akdeniz ve Yakın Doğu’da Kriz ve Geçiş Dönemleri”

Koç Üniversitesi Arkeoloji ve Sanat Tarihi Lisansüstü Araştırma Sempozyumu
25 Nisan 2015, İstanbul, Türkiye

Tüm lisansüstü öğrencileri başvuruya davetlidir. Adaylar 23 Ocak 2015 tarihine kadar 250 kelimelik özeti arhasymposium@gmail.com adresine göndermelidirler.

Sorularınız için Facebook sayfamızı ziyaret edebilirsiniz: http://www.facebook.com/ARHAsymposium

Arkeoloji, sanat tarihi, tarih, kültürel miras, ve müze çalışmaları öğrencileri, Anadolu ve komşu bölgeleri Akdeniz, Ege, Doğu Akdeniz ve Yakın Doğu ile ilişkili çalışmalarını sunabileceklerdir. Sempozyum antik dönemden günümüze kadar geniş bir dönemi kapsayacaktır.

Aşağıdakilerle sınırlı olmamak üzere örnek bazı konular: İklim değişiklikleri, medeniyetlerin yıkılışı, savaş, kıtlık/açlık, deprem ya da yanardağ patlaması gibi doğal felaketler, yangın, kentsel krizler ya da dönüşümler, politik devrimler, sivil ayaklanmalar, kültürel miras alanında felaketlere hazırlık ve daha fazlası… Ayrıca geçiş ve toparlanma dönemleri de konular içerisinde yer alabilir.
5 hours 13 min ago Artifacts of the Month: Nebuchadnezzar II << BiblePlaces Blog
(Posted by Michael J. Caba)

The ceramic brick to the left is inscribed in cuneiform with the name of Nebuchadnezzar II. Ancient kings often used inscribed bricks in their building projects. This one was originally made in c. 604-562 BC and was found in the ruins of ancient Babylon during excavations in 1927. It reads, "Nebuchadnezzar, King of Babylon, Guardian of the temples of Esagila and Ezida, Firstborn son of Nabopolasser, king of Babylon." It is shown here in The Metropolitan Museum of Art in New York while on loan from Staatliche Museen zu Berlin, Vorderasiatisches Museum, Berlin.









The cylinder shown to the right reads, in part, "Nebuchadnezzar, King of Babylon, the restorer of the temples: Esogil and Ezida, the first-born of Nabopolasser, King of Babylon, am I."  It was inscribed using cuneiform lettering in 604 BC and was discovered in a temple wall in Babylonia at the location of its original burial. It is made of terracotta and is currently located in the Rosicrucian Egyptian Museum, San Jose, CA.






The photo to the left shows the Ishtar gate as it now sits in the Museum of the Ancient Near East, Pergamum Museum, Berlin. Originally constructed in ancient Babylon during the reign of Nebuchadnezzar II, it is covered with colorful glazed titles that depict bulls and dragons. It was uncovered by German archaeologists, along with other spectacular finds, during a 14-year period beginning in 1899. The reconstructed gate is approximately 48 feet in height and 51 feet in width. 





For those interested in Biblical Studies, Nebuchadnezzar II is mentioned some 90 times in the Bible in a variety of different contexts (e.g., Ezra 1:7).

For information on similar artifacts related to the Bible, see Bible and Archaeology - Online Museum.

(Photos: Michael J. Caba and BiblePlaces.com. Significant resources for further study: The Context of Scripture, volume 2, page 308-10; Lost Treasures of the Bible, by Fant and Reddish, pages 199-205.)
5 hours 49 min ago François Kirbihler : « Ein Kult der Dea Roma und des Divus Julius in Ephesos unter dem Triumvirat » << Antiquitas (Sciences de l'Antiquité à l'Université de Lorraine)

Le mercredi 26 novembre 2014, François Kirbihler donnera une conférence à l'Institut für Alte Geschichte de Vienne en Autriche (17h.-18h.) sur le sujet « Ein Kult der Dea Roma und des Divus Julius in Ephesos unter dem Triumvirat ».

L'objet de la conférence est de démontrer qu'à Éphèse le culte de Rome et de César a été créé dès le triumvirat en 39/38 et non en 29 avant J.-C., comme cela est communément admis par la tradition.

5 hours 51 min ago Les bibliothèques d’UER de l’université Lille 3 en 1974 << Insula: Le blog de la Bibliothèque des Sciences de l'Antiquité (Lille 3)

À l’automne 1974, la plupart des services et des enseignements de l’université Lille 3 sont déménagés de Lille et installés dans les nouveaux bâtiments de Villeneuve d’Ascq. Lille 3 accueille alors un grand nombre de bibliothèques dans ses murs. Cette histoire des bibliothèques de composantes à l’université Lille 3 est le reflet d’une réalité de l’université française, parfois encore vivace, malgré les incitations à résorber la dispersion documentaire des campus.

Sommaire

40ansEn 1974, les universités Lille 2 et Lille 3 situées dans le centre de la ville de Lille déménagent et prennent leurs quartiers sur le campus « Pont-de-Bois » (encore appelé « Flers » dans le Guide des études 1974-1975) à Villeneuve d’Ascq. Le domaine universitaire littéraire et juridique regroupe alors, dans deux ailes distinctes, l’université de droit (Lille 2) et l’université de Sciences humaines, lettres et arts (Lille 3). La bibliothèque interuniversitaire, quant à elle, déménage dans un bâtiment séparé, au centre du campus.

Outre la Bibliothèque interuniversitaire, l’université Lille 3 transfère de Lille à Villeneuve d’Ascq ses bibliothèques d’unités d’enseignement et de recherche (UER)1. Le Guide des études 1974-1975 recense une dizaine de bibliothèques réparties aux divers étages de l’université.

Recensement et localisation des bibliothèques en 1974

Les premières pages du Guide des études 1974-1975 donnent la localisation des principaux services présents dans les bâtiments de Lille 3, en particulier les bibliothèques. Pour permettre aux usagers et visiteurs de Lille 3 de se repérer dans les divers ailes du bâtiment conçu par Pierre Vago, des couleurs sont attribuées aux couloirs, appelés « bâtiments ».

Dans le « bâtiment » vert, se trouvent :

  • Bibliothèque d’archéologie et d’histoire de l’art (RdeC) ;
  • Bibliothèque des Mathématiques, Sciences économiques et Sociales (RdeC) ;
  • Bibliothèque de langues anciennes (1er étage) ;
  • Bibliothèque d’histoire (1er étage) ;
  • Bibliothèque d’Italien, de Russe et langues slaves (1er étage).

Dans le « bâtiment » bleu, se trouvent :

  • Bibliothèque Angellier (anglais, RdeC) ;
  • Bibliothèque Albert-Marie Schmidt (Lettres modernes, RdeC) ;
  • Bibliothèque d’allemand (RdeC).

Dans le « bâtiment » jaune, se trouvent :

  • Bibliothèque d’espagnol (1er étage) ;
  • Bibliothèque Polonais (1er étage) ;
  • Bibliothèque d’hébreu (1er étage) ;
  • Bibliothèque de philosophie (2e étage).

Le Guide mentionne également, sans localisation, une Bibliothèque de psychologie.

Dans un entretien qu’il nous a accordé, Gérard Losfeld, qui fut professeur de grec, rapporte que la Bibliothèque de Langues anciennes est le premier service à avoir déménagé sur le nouveau campus de Lille 3. Une entreprise spécialisée dans les déménagements de bureau s’occupant et de la mise en carton et du transfert des ouvrages. L’UER de Langues anciennes se situe alors à l’entrée immédiate de la porte principale de l’université, au niveau du forum (1er étage sur les plans), dans le « bâtiment » vert.

Couverture du Guide des études de Lille 3 année 1974/75Couverture du Guide des études de Lille 3 année 1974/75

La liste déjà longue des bibliothèques qui apparait dans les premières pages du Guide des études 1974-1975 est cependant incomplète, ne recensant que les structures les plus importantes des UER implantées sur le nouveau campus. Certaines composantes détaillent plus précisément leur offre documentaire.

Au chapitre consacré à la linguistique française et les sciences des littératures (UER alors couramment appelé « Lettres modernes »), il est ainsi fait mention de la Bibliothèque Albert-Marie Schmidt, du nom du spécialiste du XVIe siècle et de la Renaissance de la Faculté de Lille, décédé accidentellement en 1966, mais également de deux autres bibliothèques :

La bibliothèque porte le nom de Bibliothèque Albert-Marie Schmidt. Une petite bibliothèque annexe est à la disposition des étudiants du 1er Cycle. Une bibliothèque spécialisée existe pour la Littérature comparée et l’Histoire littéraire générale.

En langues anciennes, il faut également compter avec la bibliothèque du Centre de recherches philologiques de Jean Bollack. Faute de place dans la Faculté des lettres de Lille, la bibliothèque du Centre se trouvait dans les bâtiments de l’ancienne école de chimie voisine2. Avec le déménagement, le Centre de recherche philologique obtient un véritable espace avec un secrétariat, des bureaux et une bibliothèque distincte de celle de l’UER de langues anciennes3.

La situation de ce morcellement des fonds documentaires pour une même discipline existait déjà dans les locaux lillois4. L’université ayant plus d’espaces suite au déménagement à Villeneuve d’Ascq, ce morcellement s’est parfois accentué. Ainsi, le fonds d’égyptologie, d’abord associé à celui d’histoire ancienne rue Angellier, est-il ensuite transféré dans une bibliothèque indépendante d’égyptologie née de l’apport important du fonds de Jacques Vandier5. La bibliothèque d’égyptologie demeure rue Angellier à Lille, avant de déménager sur le campus Pont-de-Bois à la fin de l’année 19826. Lors du déménagement à Villeneuve d’Ascq, une bibliothèque gérée par le Goethe Institut est créée à côté de la bibliothèque d’études germaniques7.

Le déménagement n’a donc pas remis en cause l’existence de bibliothèques « de proximité » — bien au contraire — et ne semble pas avoir créé de grands bouleversements dans la structuration des bibliothèques d’UER. Notons qu’une Bibliothèque de géographie mentionnée dans le bâtiment de l’ancienne Faculté des Lettres de Lille disparait dans les nouveaux bâtiments de l’université Lille 3 à Villeneuve d’Ascq. La géographie est en effet désormais enseignée à l’université Lille 1. La Bibliothèque d’italien, qui est encore distincte rue Angellier à Lille8, est regroupée avec la Bibliothèque de russe et langues slaves à Villeneuve d’Ascq, au moins dans l’intitulé de cette dernière : une bibliothèque de section d’italien est en effet toujours mentionnée indépendamment dans les guides ultérieurs et ne rejoint effectivement la Bibliothèque d’études romanes, slaves et orientales que huit ans plus tard, en 19829.

Description des bibliothèques d’UER

Le Guide des études 1974-1975 est avare de renseignements sur les bibliothèques des UER. Il faut attendre les Guides suivants pour obtenir quelques détails, d’ailleurs très disparates, sur le fonctionnement de certaines d’entre-elles.

Un espace de travail

 Guide des études 1978/79La Bibliothèque de l’UER de Langues anciennes : Guide des études 1978/79

Le déménagement vers Villeneuve d’Ascq permet à certaines bibliothèques de s’équiper. Gérard Losfeld se souvient que « le déménagement a profité de crédits spécifiques, de matériel surtout. (…) La bibliothèque fut installée avec son nouveau matériel (étagères, tables etc…) ». À cette occasion, les étagères métalliques viennent remplacer les armoires en bois dans la bibliothèque de langues anciennes.

On comprend à la lecture des Guides des années 70 que l’accès à la bibliothèques est parfois réservé aux enseignants et étudiants de l’UER dont elle dépend. Mais il est vrai que, même quand elles sont ouvertes à tous les étudiants de l’université, les étudiants s’aventurent alors rarement dans les bibliothèques des autres UER que la leur. Gérard Losfeld et François Hinard en font le constat, pour le regretter, dans leur Introduction bibliographique pour l’étude de l’Antiquité publiée par l’UER de Langues anciennes de Lille 3 en 1976 :

« Nous avons eu l’occasion de constater que la circulation des étudiants entre les différentes bibliothèques d’UER était pratiquement nulle ce qui revient à dire qu’il n’existe, pour un étudiant, que deux possibilités de se procurer ou de consulter un ouvrage :
la bibliothèque de l’UER à laquelle il est rattaché
la Bibliothèque Universitaire. »

Le catalogue commun aidera, vingt ans plus tard, à identifier les fonds de chaque bibliothèque de composante et de favoriser ainsi leur connaissance au-delà du périmètre de l’UFR.

Les bibliothèques sont considérées autant − sinon plus − comme des espaces de travail que comme des lieux offrant de la documentation. Alain Deremetz, professeur de latin, se souvient que la bibliothèque de langues anciennes de la rue Angellier est très fréquentée : « c’était notre seul lieu de travail individuel et collectif » rappelle t-il. Philippe Rousseau, professeur de grec, préfère lui aussi la bibliothèque à son bureau comme espace de travail.

Situées à proximité des salles de cours et des bureaux des enseignants, les bibliothèques sont considérées comme des lieux de sociabilité de l’UER, des espaces à taille plus familière et moins impersonnels que ceux de la BU, où toutes les années d’étudiants et les enseignants d’une même discipline peuvent cohabiter, ce qui est encore une réalité aujourd’hui dans certaines bibliothèques10.

La bibliothèque de l’UER Angellier (Langue, littérature et civilisation des pays anglophones) est décrite comme comportant une salle de travail libre. La bibliothèque de l’UER d’études germaniques « offre à tous les étudiants de l’UER qui le désirent son local pour travailler et ses livres ». La Bibliothèque Albert-Marie Schmidt (lettres modernes) « offre à tous les étudiants de l’UER un service de prêt gratuit et un local de travail ».

Certaines bibliothèques ne possèdent pas de locaux proprement-dits. Jean Celeyrette se souvient qu’il n’existe pas de bibliothèque pour l’UER de « Mathématiques, sciences économiques et sociales » mais que les livres sont entreposés dans son bureau de directeur de l’UER.

Les horaires sont rarement renseignés dans les Guides. L’affichage sur la porte de la bibliothèque est encore le meilleur moyen pour l’usager de les connaître.

Le Guide des études 1974-1975 signale que la bibliothèque de Philosophie est ouverte « selon  un horaire affiché en début d’année universitaire ». Dans les Guides suivants on apprend que la bibliothèque de l’UER Angellier est ouverte de 9h à 17h sans interruption. L’UER d’études romanes, sémitiques, slaves et hongroises fait état de l’existence d’une bibliothèque d’hébreu « ouverte tous les après-midis ». La Bibliothèque Albert-Marie Schmidt est ouverte du lundi au jeudi, de 9h à 18h et le vendredi de 9h à 13h.

Les fonds documentaires

Estampille de la Bibliothèque de l'UER de Langues anciennesEstampille de la Bibliothèque de l’UER de Langues anciennes

En 1976, Gérard Losfeld et François Hinard peuvent écrire en préface de leur Introduction bibliographique pour l’étude de l’Antiquité publiée par l’UER de Langues anciennes de Lille 3 :

« Mises côte à côte, les bibliothèques de nos UER constituent un véritable trésor bibliographique qu’il faut savoir utiliser ».

Les bibliothèques n’ont cependant pas encore toutes, dans les années 70, de fonds documentaires importants. Un témoin de l’époque nous a ainsi rapporté que la bibliothèque d’histoire de l’art et archéologie ne contenait que quelques usuels. La très jeune UER de mathématiques n’a encore que peu de livres en informatique et mathématiques à proposer11. On y trouve généralement les usuels et les manuels de base liés aux disciplines enseignées, mais certaines bibliothèques sont déjà décrites comme « riches », ou « assez riches », voire destinées à la recherche…

L’UER Angellier (Langue, littérature et civilisation des pays anglophones) précise que le fonds de la bibliothèque n’est pas en libre accès et que l’on peut y consulter « des ouvrages de référence ». Au chapitre concernant l’UER des Arts, il est noté que « la Bibliothèque A.M. Schmidt propose de nombreux ouvrages sur le cinéma et la télévision. On peut y consulter des revues ; c’est aussi le cas de la Bibliothèque Universitaire ». La bibliothèque d’hébreu est « assez riche » et offre la consultation d’un fichier qui « indique les livres existant dans les différentes bibliothèques de Lille, sur la Bible, l’Histoire juive et la Langue Hébraïque ». Distincte de la bibliothèque d’études germaniques se trouve une bibliothèque-salle de lecture du Goethe Institut de Lille, « où tout étudiant qui le désire peut consulter tout ouvrage sur l’Allemagne contemporaine ainsi qu’un grand nombre de quotidiens et périodiques de langue allemande ». La Bibliothèque Georges Lefebvre du Centre d’histoire de la région du Nord est décrite comme « surtout destinée à la Recherche, (…) riche en ouvrages sur la Région du Nord, possède les revues et les mémoires de maîtrise soutenus en Histoire ».

Pour les langues anciennes, Philippe Rousseau signale que le fonds s’est développé après 1968 pour donner aux étudiants les manuels utiles à leur étude, mais que la politique d’achats s’est orientée également vers la recherche pour permettre aux étudiants d’accéder aux outils importants, au-delà des seuls « Budés ». C’est ainsi que la bibliothèque achète de nombreux ouvrages étrangers et c’est dans ce cadre que Pierre Reboul, doyen de la Faculté de 1959 à 1969, accorde une aide substantielle pour permettre l’acquisition de la Pauly-Wissowa et du Roscher. Par ailleurs (autre temps, autres mœurs), certains ouvrages non disponibles à l’achat sont photocopiés par la bibliothécaire et viennent compléter les collections pour être mis à la disposition des lecteurs12.

En mai 1974, à l’occasion des vingt-cinq ans de la Section de néerlandais à l’université de Lille, Walther Thys, Maître de conférences associé à Lille, ne manque pas de signaler la bibliothèque de néerlandais, telle qu’elle est alors rue Angellier13 :

« On ne saurait organiser une manifestation pour fêter le 25e anniversaire de la section de néerlandais à l’université de Lille en oubliant la bibliothèque qui forme la base de cet enseignement. (…) La bibliothèque de néerlandais, au 4e étage de ce bâtiment, comporte quelque 4000 livres, une collection variée de revues, de disques et de cours sur bande magnétique. C’est pour une grande partie le résultat de subventions régulières de l’université. Mais la section de néerlandais est aussi fortement soutenue par les gouvernements néerlandais et belge ».14

Le Guide 78/79 mentionne également la constitution d’une bibliothèque pour l’Institut de papyrologie et d’égyptologie, alors dirigé par Jean Vercoutter :

« Classement, cataloguage [sic] et rangement d’une bibliothèque d’environ 6000 volumes concernant essentiellement l’égyptologie et la papyrologie, ainsi que l’art, léguée à l’Institut par l’égyptologue Jacques Vandier, ex-conservateur en chef du Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre. Cette bibliothèque, une fois rendue utilisable, ne pourra qu’entraîner une recrudescence de la recherche égyptologique à Lille et le développement de l’Institut. »

Gestion des bibliothèques d’UER

Pour s’occuper des bibliothèques, on trouve trois acteurs : les enseignants, les bibliothécaires et les moniteurs étudiants.

Les enseignants responsables

Introduction bibliographique pour l'étude de l'Antiquité réalisé par l'UER de Langues anciennes de Lille 3Introduction bibliographique pour l’étude de l’Antiquité réalisé par l’UER de Langues anciennes de Lille3

Le fonctionnement des bibliothèques d’UER est souvent lié à des enseignants. Il vaut qu’on s’y arrête car cette relation ténue est sans doute la force des bibliothèques « de composantes », à l’origine de la richesse et de l’adéquation de leurs fonds avec les enseignements proposés par l’UER, ainsi que de leur pérennité au sein du Service commun de la documentation de Lille 3.

La place des enseignants-chercheurs dans la gestion des bibliothèques se fait généralement par le choix et la commande des livres, surtout quand il n’y a pas de personnel attitré pour les bibliothèques, comme c’est le cas avec l’UER de mathématiques15, ou que ces dernières sont gérées par des bibliothécaires non spécialistes des disciplines de leurs fonds. Philippe Rousseau se souvient d’avoir dépouillé de nombreux catalogues pour établir les commandes de livres, qu’il propose alors à la Bibliothèque universitaire, à la bibliothèque de langues anciennes et à celle du Centre de recherches philologiques, selon les politiques d’achats de chacune. Ce sont également des enseignants-chercheurs qui établissent parfois les premiers plans de cotation des ouvrages, voire réalisent les cotes à la plume Sergent-Major16 ou, comme pour l’UER de Langues anciennes, rédigent un guide bibliographique pour aider les étudiants à s’y retrouver avec la documentation disponible.

Hélène Catalan, qui est devenue responsable de la bibliothèque d’espagnol en 1975, rappelle ainsi le rôle majeur tenu par Monique Joly, enseignante d’espagnol, dans la création de la bibliothèque après 1968. En 1974, deux enseignants sont responsables de la bibliothèque de philosophie : MM. Almaleh et Kirscher. En histoire, ils sont quatre : MM Delmaire et Guignet, MM Segond et Reboul. M. Pierre Coustillas, directeur-adjoint de l’UER Angellier, a la bibliothèque dans ses attributions. En Langues anciennes, ce sont Gérard Losfeld et René Leclercq qui sont les enseignants référents de la Bibliothèque (Guide 1974-75), puis Gérard Losfeld et François Hinard (Guide 1976/77)17.

Gérard Losfeld résume ainsi le rôle des enseignants dans la bibliothèque de l’UER de Langues anciennes :

« François Hinard pour le latin et moi pour le grec avions une décharge horaire d’une heure pour nous occuper de la gestion de cette bibliothèque. Compte tenu du manque de compétence en langues anciennes des bibliothécaires, notre rôle consistait à déterminer les achats à effectuer, à signaler les libraires à contacter, à indiquer les cotes de catalogage. La gestion strictement financière ainsi que la réception des livres se faisant au niveau des Services centraux.
À vrai dire notre rôle fut parfois important car, dans cette décennie, il y eut de graves défaillances du côté de la BU, qui n’avait pas assez de crédits pour effectuer les achats indispensables. L’Université y pourvoyait en abondant de « crédits bibliothèques » importants : ceci était d’ailleurs une politique largement voulue par l’UFr de Langues anciennes. Notre politique d’achat, que nous avons assez vite coordonné avec la bibliothèque d’histoire ancienne — alors indépendante — et, dès que la situation fut redevenue normale, avec la BU, favorisait l’acquisition de textes et commentaires et des ouvrages généraux considérés comme indispensables, la Pauly-Wissowa par exemple. À cet égard, la rédaction de notre « Guide bibliographique », fut le moyen de penser le choix des livres à acquérir. (…) Je dois préciser que les diverses étapes de la constitution de cette bibliothèque ont été marquées par l’engagement intellectuel et même physique (lors de réaménagements de rayons par exemple) de plusieurs de nos collègues. »

La situation lilloise est largement partagée en France. Le rapport Miquel sur les bibliothèques universitaires, réalisé en 1989 et rendu au ministre de l’Éducation nationale, Lionel Jospin, souligne que si les enseignants-chercheurs entretiennent des relations privilégiées avec les bibliothèques de composantes, les liens entre les enseignants-chercheurs et la Bibliothèque universitaire centrale sont souvent distendus, ce qui fait la faiblesse de cette dernière. « Sur le plan symbolique, et politique, les bibliothèques « de recherche » symbolisent également le pouvoir des enseignants-chercheurs sur leur discipline, là où la bibliothèque universitaire est davantage perçue comme un lieu dévolu aux étudiants et confié à des professionnels, les bibliothécaires, avec lesquels la communication est parfois difficile » analyse Romain Le Nezet dans son mémoire de conservateur18.

Les bibliothécaires

En 1974, toutes les bibliothèques d’UER − même parmi les plus « importantes » − n’ont pas de bibliothécaires. L’UER de Langues anciennes est la seule à prendre soin de mentionner sa bibliothécaire dans le Guide des études 1974-1975. Il s’agit de Madame Uhin. Les Guides suivants − en particulier le Guide des études 1977-1978 et celui de l’année 1978-1979 − sont plus loquaces concernant les personnels des bibliothèques, les présentant parfois par des photographies.

En histoire il n’est pas mentionné de responsable pour la Bibliothèque Michelet mais une photographie représente Françoise Preux, bibliothécaire. Il n’est pas fait mention de responsable pour la Bibliothèque d’histoire de l’art et archéologie mais une collaboratrice technique : Mlle Rousseau. La Bibliothèque Georges Lefebvre du Centre de recherche a pour responsable Nadine Grain, avec pour bibliothécaire adjointe Martine Aubry. Pour les études anglophones, la Bibliothèque Angellier mentionne une collaboratrice technique, documentaliste, en la personne de Melle Deboulonne (Guide 1975/76) puis de Nicole Gabet (Guide 1977/78). Pour la Bibliothèque d’études germaniques sont mentionnées Mlle J. Loock et E. Delbart (Guide 1975/76) puis Annick Carlier et Edwige Delbart (Guide 1977/78). L’UER d’études romanes, sémitiques, slaves et orientales possède six bibliothèques (arabe, espagnol, hébreu, italien, polonais, russe et langues slaves). S’il n’est pas mentionné de responsable de bibliothèque pour cette UER, le guide est illustré du portrait d’Hélène Catalan, bibliothécaire. La bibliothèque de langues anciennes est tenue successivement par Mlle Uhin (Guide 1974/75), Mlle Ducornet (Guide 1975/76) puis par Ghislaine Menart (Guide 1977/78). La Bibliothèque Albert-Marie Schmidt de l’UER de Lettres modernes a Marie-Dominique Boucher comme responsable, dès le Guide 1975-76. La Bibliothèque de philosophie n’a pas de responsable mentionné. La bibliothèque de psychologie ne mentionne pas de responsable mais une photographie présente Pascal Sockeel comme bibliothécaire. Enfin, d’autres bibliothèques sont restées rue Angellier à Lille.

Peu à peu, au cours des années 70, les principales Bibliothèques d’UER ont des bibliothécaires. Si, en 1975, la bibliothèque d’études germaniques a deux bibliothécaires, une bibliothécaire et une « sous-bibliothécaire »19, la bibliothèque de philosophie fonctionne sans bibliothécaire jusqu’en 198520. Les bibliothécaires des bibliothèques d’UER sont souvent d’anciens étudiants de l’université, qui se forment au métier sur le tas ou obtiennent le Certificat d’aptitude aux fonctions de bibliothécaire. Le Cafb, créé en 1951, est réformé en 1960 pour sanctionner « la formation professionnelle des candidats qui se destinent à la gestion des bibliothèques de moyenne importance, et en particulier des bibliothèques municipales non classées, des bibliothèques d’instituts et de laboratoires, des bibliothèques d’établissements d’enseignement et des services de lecture publique » (arrêté du 26 juillet 1960).

En l’absence de bibliothécaire, ou pour les assister, l’UER finance l’emploi de moniteurs étudiants, en particulier pour assurer l’accueil de la bibliothèque.

Les moniteurs étudiants

Le Guide des études 1974-1975 précise pour la bibliothèque de l’UER de Philosophie que le service de prêts et de consultation des ouvrages de la bibliothèque est assuré par des moniteurs selon un horaire affiché en début d’année universitaire.

« Les étudiants désirant assurer la fonction de moniteur (rétribuée environ 2.500 F par an)21 sont priés de faire acte de candidature pour le 15 octobre auprès du Directeur de l’UER de philosophie » (Guide des études 1974-1975)

Gérard Losfeld se souvient que la bibliothèque de l’UER de langues anciennes a disposé au départ d’un gros contingent de moniteurs, au nombre de seize lui semble-t-il, « ce qui permettait d’ouvrir la bibliothèque en continu ». Outre les activités de prêts et retours, les étudiants peuvent avoir d’autres responsabilités dans la bibliothèque (commandes, équipement, enregistrement), comme c’est le cas pour celle du Centre de recherches philologiques qui emploie des vacataires22. Les moniteurs peuvent avoir également un rôle de tuteur dans la bibliothèque. Annick Béague, qui a été étudiante et monitrice à la bibliothèque des langues anciennes rue Angellier à Lille avant d’enseigner le latin à Lille 3, rapporte :

« Des moniteurs de bibliothèque, dont je fus, assuraient quelques heures de présence et avec le recul, j’ai le sentiment que nous pratiquions sans le savoir, ce que l’on appellera plus tard le tutorat des nouveaux étudiants par les anciens : je me souviens d’avoir fait réviser leurs déclinaisons aux « jeunes », de les avoir aidés à faire leur préparation en leur faisant découvrir les ressources des livres de la bibliothèque ; c’était de la véritable intégration au milieu des livres… »

En conclusion

L’histoire des bibliothèques de proximité (d’Instituts, de sections, d’UER, d’UFR, de Centres) est ancienne à Lille 3, comme l’a rappelé un autre billet d’Insula23. Ces bibliothèques contribuent à la richesse documentaire de l’université et au million d’ouvrages que possède aujourd’hui le Service commun de la documentation de Lille 3.

La création des bibliothèques est presque consubstantielle à l’existence des Unités de formation et de recherche de l’université. Cette longue histoire commune a installé les bibliothèques au cœur des habitudes et des usages des UFR, au grand dam sans doute des esprits centralisateurs, comme en témoignent encore récemment les préconisations de l’ADBU-EPRIST :

« En près de 30 ans, et malgré les incitations, encore renforcées en 2011, des textes réglementaires, il n’a pas été possible de résorber de façon significative la dispersion documentaire des campus (bibliothèques universitaires intégrées au SCD, BU des UFR, bibliothèques de laboratoire) »24.

Quarante ans après le déménagement de l’université Lille 3 sur le campus de Villeneuve d’Ascq, les témoins de cette période font aujourd’hui valoir leurs droits à la retraite, en particulier quatre collègues de bibliothèques cités ici. Ce billet sur les bibliothèques de l’université Lille 3 en 1974 est écrit pour que leurs successeurs et les usagers aient la curiosité d’en savoir plus sur ces bibliothèques « de composantes » qui ont contribué à la formation et à la recherche de générations d’étudiants et de chercheurs.

 Guide des études 1978/79Marie-Dominique Boucher, bibliothécaire à Albert-Marie Schmidt : Guide des études 1978/79

Ce billet brosse à grands traits l’existence des bibliothèques d’UER. Nous avons le projet de rédiger d’autres billets plus spécifiques. Je remercie les personnes qui ont bien voulu me donner leur témoignage pour la réalisation de ce billet, en particulier : Annick Béague, Annick Carlier, Hélène Catalan, Jean Celeyrette, Alain Deremetz, Gérard Losfeld, Marie-Claude Moreau, Philippe Rousseau, Florence Thill.

Notes du texte

  1. Les actuelles UFR ont remplacé les UER suite à la loi du 26 janvier 1984 dite « loi Savary »
  2. Philippe Rousseau, professeur de grec, se  souvient d’une grande salle entourée de placards vitrés où étaient rangés les livres.
  3. Témoignage de Philippe Rousseau le 25 novembre 2014.
  4. En 1973-1974, pour ne prendre qu’un exemple, l’UER d’Histoire mentionne pour la rue Angellier à Lille une bibliothèque consacrée à l’histoire médiévale, moderne et contemporaine, une bibliothèque consacrée à l’histoire ancienne et l’archéologie, une autre consacrée à l’histoire de l’art, une autre consacrée à la paléographie médiévale, ainsi que la Bibliothèque du Centre régional d’études historiques. Enfin, une bibliothèque d’histoire est située à Annappes pour les étudiants de 1er Cycle. En effet, entre le déménagement de la rue Angellier à Lille et le nouveau campus de « Pont-de-Bois », des bibliothèques ont eu une antenne délocalisée au Centre universitaire scientifique de Lille-Annappes, où se tiennent certains cours, faute d’un nombre de places suffisant dans les locaux de Lille.
  5. Témoignage de Florence Thill le 5 novembre 2014.
  6. Idem.
  7. Témoignage d’Annick Carlier, responsable de la bibliothèque d’études germaniques à Lille 3 de 1975 à 2014, le 20 novembre 2014.
  8. Guide des études 1973-1974 p. 7.
  9. Témoignage d’Hélène Catalan, responsable de bibliothèque à Lille 3 de 1975 à 2014.
  10. Même si, comme nous l’a confié une ancienne étudiante de langues anciennes, la bibliothèque de l’UER pouvait intimider les premières années qui estimaient qu’elle était plus destinée aux étudiants avancés et aux enseignants. Témoignage de Marie-Claude Moreau.
  11. L’UER est née de la création de l’université Lille 3 en 1968. Jean Celeyrette se souvient que l’UER est née avec un seul enseignant, lui-même, et un informaticien en 1970.
  12. Marie-Dominique Boucher était alors responsable de la bibliothèque des langues anciennes avant de prendre la responsabilité de celle de lettres modernes. Témoignage de Philippe Rousseau le 25 novembre 2014.
  13. L’existence d’une bibliothèque de néerlandais à Villeneuve d’Ascq est attestée dans le Guide des études 76/77.
  14. 25 ans d’études néerlandaises à Lille : actes des Journées du néerlandais 7-8-9 mai 1974, Université Lille 3, 1974, p. 21.
  15. Témoignage de Jean Celeyrette, Directeur de cette UER en 1974.
  16. Témoignage de Philippe Rousseau concernant la cotation du centre de recherches philologiques.
  17. À noter que les Langues anciennes se distinguent à l’orée des années 80 en associant une étudiante de l’UER à l’équipe enseignante chargée de la responsabilité de la bibliothèque.
  18. Le rapport Miquel : étude et bilan d’une politique de redressement des bibliothèques universitaires. Diplôme de conservateur de bibliothèque, enssib, 2009.
  19. Témoignage d’Annick Carlier le 20 novembre 2014.
  20. Témoignage de Florence Thill, première bibliothécaire à la bibliothèque de philosophie.
  21. D’après l’INSEE, et compte tenu de l’érosion monétaire due à l’inflation, le pouvoir d’achat de 2500 francs en 1974 est le même que celui de 1901,04 euros en 2013.
  22. Témoignage de Philippe Rousseau le 25 novembre 2014.
  23. Isabelle Westeel, « Les bibliothèques d’instituts et de laboratoires de l’université de Lille », Insula [En ligne], mis en ligne le 9 décembre 2013. URL : http://bsa.biblio.univ-lille3.fr/blog/2013/12/bibliotheques-instituts-laboratoires-universite-de-lille/.
  24. Journée ADBU 2014, le 3 septembre 2014. « Politiques de sites et IST : les préconisations ADBU – EPRIST ». URL : http://adbu.fr/actualites/politiques-de-sites-et-ist-les-preconisations-adbu-eprist. Consulté le 27 octobre 2014.
6 hours 4 min ago Richesse et monnaie: le cas de la Syrie hellénistique << American School of Classical Studies in Athens: Events December 01, 2014 - 10:09 AM - Rencontres numismatiques F. Duyrat - Cabinet des médailles-BNF
6 hours 10 min ago Χαράξεις κτιρίων των οθωμανικών χρόνων στην Ελλάδα << American School of Classical Studies in Athens: Events December 04, 2014 - 10:05 AM - LECTURE Γιάννης Κίζης, Καθηγητής ΕΜΠ
7 hours 2 min ago Palmyra Loot on its Way << Paul Barford (Portable Antiquity Collecting and Heritage Issues)


Looted funerary reliefs, from Palmyra. (Photo: AP / SANA)
Thieves stole these funerary reliefs in the ancient oasis city of Palmyra. The Syrian police caught the perpetrators not in time to prevent the damage, but they were arrested before they could smuggle their haul out of the countr. See Lynda Albertson ('Do you think art collectors might be tempted to buy Syrian antiquities (looted or otherwise?). We say resoundingly, yes' ARCA Blog November 23, 2014) for what happens perfectly openly at the other end of the chain of criminal activity. Palmyra is not at present in ISIL hands, is that any reason to be complacent about this?

8 hours 7 min ago Raqqa Museum, Syria present state << Paul Barford (Portable Antiquity Collecting and Heritage Issues)

Ar-Raqqah Museum, Syria present state. A bomb was dropped near the museum resulting in damage to the building. The museum is sited in a historical building built in 1861 as a Seray Building (government building) and was founded as a museum in 1981, this museum curated large collections of items from the Ar-Raqqah province.


'Damage to Ar-Raqqah Museum as a Result of Bombing' DGAM Syria 25/11/2014
12 hours 39 min ago Prejudgment and Fraud? << Peter Tompa (Cultural Property Observer) Egyptian sources are reporting that  a MOU will be signed in early 2015 authorizing import restrictions on Egyptian cultural artifacts.   Troublingly, once again Egyptian authorities have  suggested the whole matter was a "done deal"even before the Cultural Property Advisory Committee met on June 2, 2014.

According to the report,


"This step comes eight months (March to November) after a memorandum of understanding between Egypt and the United States, in order to protect Egyptian antiquities and combat smuggling of artefacts."


Yet more evidence, if any is needed, that MOUs are prejudged and that proceedings before CPAC are little more than a farce?


Egypt is now ruled by a military dictatorship which just ran a sham election that anointed General Sissi as Egyptian president.


So, if the rule of law is important to our State Department as it is claimed, why does the Bureau of Educational and Affairs and State Department leadership allow its own Cultural Heritage Center engage in such shams more appropriate to a military dictatorship than to a Democracy that should be providing our Egyptian friends with an example of what the rule of law means?


There is growing perception in the collecting community and among the small businesses of the numismatic and antiquities trade that the Cultural Heritage Center is little more than a bureaucratic dictatorship in the service of the archaeological lobby and its crusade against collecting.   This latest revelation as well as news that a State Department Cultural Heritage Center contractor faked the claim that stolen antiquities are ISIS' most important funding source after hot oil will only add to this perception as will news that the archaeological lobby is asking Congress to grant the State Department unlimited authority to enrich itself through a permanent grant program.


There is no doubt some in the archaeological community who are uncomfortable with the view that the ends justifies the means.  Hopefully, they too will raise concerns about how the State Department's Cultural Heritage Center operates.  Public confidence and the long-term viability of the State Department program may well depend upon it.

13 hours 11 min ago Angkoran canal destroyed << Noel Tan (The Southeast Asian Archaeology Newsblog)

A Cambodian archaeologist is raising the alert that an ancient Angkoran canal is being destroyed – in some cases being dismantled in order to be converted into kilns.

 Phnom Penh Post 20141124

Angkoran canal at risk. Source: Phnom Penh Post 20141124

Expert urges gov’t to save site
Phnom Penh Post, 24 November 2014

An archaeologist is pleading the government to save an Angkorian-era canal before the work of brick makers completely erases the site.

Built nearly 1,000 years ago, the 120-kilometre stone channel was used to transport building materials from a quarry to Angkor Wat, according to archaeologist Thuy Chanthourn, deputy director of the Institute of Culture and Fine Arts.

Chanthourn submitted a six-page report about the destruction to Prime Minister Hun Sen, Deputy Prime Minister Sok An, the director of the Apsara Authority and the director of the Royal Academy of Fine Arts last week.

“It is unacceptable destruction. I am so sorry since this ancient canal, which remains from our ancestors, should be taken care of instead of being ruined,” Chanthourn said.

Full story here.

13 hours 19 min ago The looting of antiquities in Southeast Asia << Noel Tan (The Southeast Asian Archaeology Newsblog)

Last week Unesco organised a symposium on the illicit trafficking of antiquities (which I will write a little bit more about in a later post), here is a news writeup on it, although it doesn’t actually mention the symposium itself, it quotes a number of speakers there.

SE Asian artefacts under threat from looters: UN
Channel NewsAsia, 21 November 2014

The ancient heritage of Southeast Asia is under threat from the illicit underground trading of stolen cultural artefacts, according to the United Nations.

Looters have been plundering historical sites for years, and selling the artefacts on overseas black markets. It has prompted a call to governments for action in the region.

The artefacts from Ban Chiang – an ancient civilisation in northeastern Thailand – date back more than 3,000 years. In 2008, more than 500 of the antiquities were found in several museums in California illegally. Now, the US government is returning them to their rightful home.

“Bringing back the ancient artefacts to the country is a priority for us. Thailand, like many Southeast Asian countries, has to deal with the problems of illegal artefacts being smuggled out of the country,” said Thai Culture Minister Vira Rojpojchanarat.

Full story here.

13 hours 24 min ago Flight 20141019 - The Via Nova Traiana in Central Jordan << Aerial Photographic Archive for Archaeology in the Middle East The great Roman highway ran from Syria down the length of the Emperor Trajan’s new province of Arabia to Aila (Aqaba) on the Red Sea. Nineteenth century western travellers and explorers ‘east of Jordan’ regularly reported following it for mile after mile and noting many of the hundreds of milestones still to be seen. In the twentieth century it suffered badly with great stretches disappearing beneath modern roads or ploughed away by farmers and developers; milestones have been smashed or bulldozed aside. Happily there are still places one can see stretches surviving, usually in the more remote parts of modern Jordan.
Bulldozing damage to Rujm el-Faridiyyeh. © APAAME_20141019_DLK-0180
Our flight yesterday (Sunday) included Rujm el-Faridiyyeh, a Roman road-station on the Via Nova just south of the Wadi el-Hasa. It was the subject of a striking RAF aerial photograph of 1937 and was drawn in the course of Burton MacDonald’s Wadi el-Hasa Survey (1988) 30 years ago (Kennedy and Riley, Rome’s Desert Frontier, 1990: 86-9). Sadly we found that even on this fairly isolated stretch of the plateau, a bulldozer has (again) been at work – for no apparent reason as there is no development at that point.
Milestation along the VNT. © APAAME_20141019_DLK-0203.
On the other hand, the road appears today almost intact and showing far more strikingly as a classic Roman road than even the old RAF photo had suggested. Our experience in Jordan over the course of several attempts since we began in 1997, is that Roman roads are often quite difficult to re-discover from the air unless well-preserved. Not so this time. From the air we could clearly trace the road running for at least 5 kilometres (about 3 Roman miles) and with intermittent stretches thereafter. As MacDonald could describe from his ground visit in the 1980s, you can still see the side kerbs and the central spine of the substructure (which is what survives). Particularly interesting was the cluster of milestones at one Milestation, some still standing after some 1800 years.
VNT and Tower. © APAAME_20141019_DLK-0189.
There is a need to re-visit on the ground this superb stretch of road which is coming under increased threat from agriculture and some building nearby. Even more important is to trace it beyond the remains of the bridge across the stream of the Wadi el-Hasa and up the steep slope to the northern plateau. Hints of the line reported over a century ago are still visible from the air. More striking are the collapsed towers in its vicinity and – best of all, an apparently newly discovered fort. As it lies on a promontory overlong the Roman road it may be Nabataean and/ or Roman.

Aina Fort 1. © APAAME_20141019_DDB-0137.
- David Kennedy

Edit November 26, 2014: Aina Fort 1 is Kh. al-Medeineh (on the Wadi al-Hasa) - Glueck's site 222 in Explorations of Eastern Palestine II (1935): 104-5. Thank you to Dr. Haim Ben David for the info.
14 hours 17 min ago Fresh evidence points to destruction of Yazidi temples by Islamic State << Samuel Hardy (Conflict Antiquities) Hyperallergic have published my analysis and confirmation of new video regarding the destruction of Yezidi temples in Babila. Contact Transterra Media to buy it. I’ve included more frames from the relevant videos here, for comparison. To confirm the sites, I used TTM’s video, which Êzidî Press showed me, alongside the Êzidî Press videos that originally […]